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MES EXPÉDITIONS

Les enfants dans tout ça…

J’ai trois adorables filles et je suis bien touchée par toute leur acceptation de qui je suis. Je suis consciente que ma façon de les élever s’est modifié tout au cour de ma thérapie, au fur et à mesure que je prenais conscience de mes nœuds et que je découvrais mes moyens pour les dénouer, je découvrais en même temps des moyens plus satisfaisants de combler mes besoins et d’interagir avec eux de façon plus satisfaisante. Je suis davantage consciente de mes valeurs, de mon vécu, des impacts possibles sur eux de mon style d’éducation et je sais davantage me positionner avec sensibilité, affirmation et conviction.



Être mère, conjointe et réaliser mes rêves est une route que je poursuis avec cœur et conviction, mais j’y ai mis plusieurs années de travail sur moi avant d’arriver à exprimer ma vraie essence intérieure. Affirmer mes couleurs a été et reste encore tout un défi pour moi.

Ce que l’on vois aujourd’hui, de moi, de l’extérieur est le résultat d’un travail intérieur assidu et de choix assumés. Ce n’est pas apparu du jour au lendemain, c’est pas à pas que j’ai cheminé vers le respect de moi, l’amour de soi et la réalisation de mes rêves. Pour arriver à accéder à mon identité, j’ai eu recours à une approche et à une thérapeute respectueuse de mon rythme et respectueuse de ma différence (de mon unicité), d’une thérapeute capable de non directivité, c'est-à-dire qui ne donne pas de conseils et qui ne juge pas. J’avais besoin d’être encouragée, supportée et aimée tel que je suis.

Le fait d’avoir trois filles complique un peu la logistique de projets, de telles envergures et je dois avouer que ma fibre maternelle est chaque fois grandement sollicitée et mise à l’épreuve…, fibre maternelle qui voudrait que rien de malheureux n’arrive à ses enfants, comme perdre leur mère, et c’est cette même fibre qui me guide à être ultra prudente en montagne.

En choisissant de passer à l’action et de me réaliser, je dis à mes filles que se réaliser est important et qu’il est possible d’aimer ses enfants, d’être présente à eux, possible de faire les choses qu’on aime et que ce faisant, ça nous rends heureux et qu’on peut utiliser sa créativité pour se créer une vie satisfaisante.

Je leur montre qu’elles peuvent se faire confiance, qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves et que notre vie est un parcours de transformation qui peut être passionnant, que les découvertes y sont multiples.

Qu’on est responsable de notre bonheur (on a la responsabilité d’être heureux, ce n’est pas à l’autre de nous rendre heureux).


Avant de passer à l’action, mon message disait (bien inconsciemment) plutôt: qu’il faut mettre de côté ses rêves et attendre !!!

Ma vie de couple

Dans le couple, les défis sont nombreux. Je crois qu’aimer vraiment l’autre, c’est l’aider à se réaliser !

Le point de vue des enfants

Moi quand ma mère est partie, j’avais peur pour elle et chaque soir, je pensais a elle. Nous pouvions communiquer ensemble et ça me rendait plus contente de savoir qu’elle allait bien…   
Matilde Fortier, 10 ans.

«Maman, t’as le droit de faire ce que t’aime… On savait que tu reviendrais… Papa était là pour s’occuper de nous».
Laurie Fortier, 12 ans.

C’est sûre que c’est long…Personnellement, j’était plus contente qu’autre chose, pas contente qu’elle parte non, mais heureuse qu’elle réalise son rêve…Ça m’a fait oublier que j’était triste qu’elle parte si longtemps…
Pour répondre à la question que ma mère me posait l’autre jour, non, je ne la trouve pas égoïste de partir et de laisser la famille derrière. Quand on aime une personne, on la laissera partir, la soutiendra et l’encouragera dans ses projets. À son retour on sera fière d’elle et heureuse qu’elle réalise ses rêves...
Frédérique Fortier, 14ans.